Union des DDEN 49
Au service de l’école publique depuis 1947
Reconnue d’intérêt général

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Délégué(e)s Départementaux de l’Éducation Nationale
Notre Union vient de prendre connaissance de la déclaration liminaire prononcée par le président de la délégation des DDEN au dernier CDEN, elle décide de la porter à la connaissance de tous.
Délégation des DDEN de Maine et Loire
Déclaration liminaire CDEN du 27 avril 2026
Monsieur le Préfet, Mme l’Inspectrice d’Académie,
Mesdames et Messieurs les membres du CDEN C’est un fait indéniable et reconnu : l’école publique est en grande difficulté !
L’école publique qui accueille tous les enfants sans distinction, est depuis toujours le lieu où l’état de la société se reflète. L’école en est en quelque sorte le baromètre, subissant la pression sociale.
La Nation qui a l’obligation constitutionnelle de garantir : « l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture » (Préambule de la Constitution de 1946 repris dans la Constitution de 1958) subit des politiques comptables de restrictions budgétaires qui s’accentuent année après année.
Cette situation est inquiétante pour l’avenir de l’école de la République et la génération actuellement scolarisée. Pour une partie grandissante d’entre elle, assurément, l’égalité républicaine est compromise !
De plus en plus d’enfants sont en difficulté et en souffrance, L’État devrait tout faire pour alléger les effectifs des classes et favoriser un suivi scolaire plus individualisé, assurer l’accompagnement de tous les enfants handicapés. Or, la carte scolaire prévoit 46 fermetures de classe pour seulement 13 ouvertures dans le département. Cela va encore aggraver les conditions d’apprentissage des enfants issus des classes les plus modestes ou en difficulté.
Notons que c’est la première fois à notre connaissance qu’il y a un tel écart entre les ouvertures et les fermetures de classe. Le Ministère a fait le choix de l’économie au détriment de la qualité.
La baisse démographique actuelle prévisible devrait favoriser au contraire la qualité des conditions de la scolarité de tous les enfants de la République.
Pour nous, il est urgent de diminuer les effectifs par classe. Il est urgent d’avoir une brigade de remplaçant(e)s conséquente en mesure d’assurer effectivement les remplacements des enseignants absents. Il est urgent de recruter, de former en grand nombre des AESH, pour réussir l’inclusion scolaire. Ce métier doit être reconnu avec un vrai statut. Il est urgent de développer à grande échelle une médecine scolaire (médecin, infirmière, psychologue) qui manque cruellement dans la situation actuelle. Il est urgent de développer les RASED pour en faire des réseaux d’aide efficace alors qu’ils sont réduits de plus en plus pour économiser des postes.
Dans l’intérêt des enfants, nous ne pouvons accepter une telle carte scolaire.
Patrick Duyts Président de la délégation des DDEN de Maine et Loire
Dany Rosier
Président de l'Union des DDEN 49